La libération de Paris — Quelques notes de la première semaine (II)

Il y a 80 ans depuis la libération de Paris en août 1944. J’ai acheté le journal L’Histoire où l’édition de septembre est consacrée à ce sujet. Vendredi, je me suis rendu au musée de la Libération, situé près de la station Denfert-Rochereau.

Ma visite a commencé par une descente souterraine jusqu’au poste de commandement du colonel Rol-Tanguy, chef des Forces Françaises de l’Intérieur en région parisienne, pendant la libération de la capitale en août 1944. Les autres parties du musée racontent l’histoire des jours d’août, qui ont commencé le 11 août par la grève des cheminots et se sont terminés par la descente des Champs-Élysées par de Gaulle le 26 août.
Une exposition est également consacrée au film « Paris brûle-t-il ? » datant de 1966. Le titre du film fait référence au cri d’Hitler « Brennt Paris? » Un témoignage de la cruauté et de la mesquinerie de la pensée des dictateurs. Le film est basé sur un livre de même titre de Larry Collins et Dominique Lapierre.

Le samedi, j’ai visité le musée d’Orsay. Il y avait beaucoup de monde, mais j’ai réussi à entrer moins de 15 minutes. C’est un très bon musée des arts.

Le bâtiment est l’ancienne gare d’Orsay, qui fut construite entre 1898 et 1900 pour accueillir une partie des millions de visiteurs de l’exposition universelle de 1900. Cette année est aussi celle des premières Jeux olympiques à Paris. Dans les années 1970, la gare était délabrée et avait peut-être été démolie. Elle a toutefois été transformée en un musée consacré à l’art du XIX^e siècle, ouvert en 1986.

Une partie d’une peinture de Maurice Denis

J’ai vu une petite exposition intitulée « Sport et idéal » consacrée aux Jeux olympiques de 1900. Les Jeux de 1900 sont les premiers auxquels participent les femmes. Je cite: « De nombreux sports tels les boules, le pelote basque, ou le croquet figurent parmi les épreuves officielles, mais ce n’est pas le cas du jeu de volant ou badminton. »

Jeu de volant! C’est une très belle expression!
Bad-minton? Ce n’est pas tel beau.

Après avoir visité le deuxième étage, je suis monté pour visiter le cinquième étage. C’est là que l’on peut voir les œuvres des impressionnistes. Les salles étaient bondées. Mais, il y a aussi une exposition de peintres intitulée « Après les impressionnistes ». Là, c’était plus calme ! Je pense que leur idée était d’utiliser des couleurs pures pour les points.

Je me rends compte que je dois apprendre l’histoire de l’art !

Quand j’étais étudiant en doctorat dans à l’Institute de Physique Théorique et Mécanique à Goteborg, j’avais le plus grand bureau de l’institut. Mais, il n’était pas aussi grand que cet bureau de celui-ci!

Tous nos débuts seront difficiles — Quelques notes de la première semaine (I)

La première semaine est terminée. Aujourd’hui, mon cours de français commencera.

En marchant dans la rue de Rennes ce vendredi, j’ai passé devant une petite boutique de vêtements pour hommes. Dans la vitrine, j’ai vu un très bon costume bleu en lin. Il me rappelle un très bel costume bleu que David Bowie portait dans une vidéo où il chantait « Heroes ». Un de mes projets « parler » est d’acheter un costume. Voilà ma chance ! Le soir, je me suis préparée à ce que j’allais devoir dire dans la boutique.

  • Hier, j’ai vu un costume bleu en lin dans la vitrine.
  • Est-ce que vous avez ma taille?
  • Je suis mince mais trop grand.
  • La veste est un peu grande (petite).
  • Le pantalon est trop court (long).
  • C’est bon! Je le prends.

Vous comprenez!

J’ai même réussi à improviser pendant la conversation. En tout cas, j’ai acheté le costume.
Mais maintenant, il est très tard, et je vais continuer demain !

Edgar Quinet … Qui était-il?

Pour moi, la petite place située à côté de la station de métro Edgar Quinet est un lieu spécial. C’est le centre de Montparnasse, selon moi. Curieusement, je ne sais pas le nom de cette place. J’ai consulté un vieux plan de Paris, et le nom ne figure pas là. Ni dans un nouveau plan.

Dans les années 1970, moi et ma fiancée à l’époque, nous voyagions plusieurs des fois à Paris, souvent à Noël et pour le Nouvel An. La première fois, c’était en hiver 1974. Nous restions toujours dans un petit hôtel, rue Jolivet, près d’Edgar Quinet. L’hôtel est toujours là. Cette station de métro était le point de départ de plusieurs de nos expéditions dans la ville.

Mais qui était donc Edgar Quinet?

Rappelons qu’il y a eu deux époques de révolutions en France. La première était la Révolution de 1789, qui s’est terminée avec la Terreur.
Edgar Quinet vivait pendant la deuxième époque, au XIXᵉ siècle. Il est né le 17 février 1803 et est mort le 27 mars 1875.
Il était un écrivain, historien et un philosophe de la religion et de la politique.
J’ai lu qu’il était aujourd’hui seulement connu pour une remarque sur le coût réel des révolutions : qu’ont-elles vraiment apporté ?

C’est similaire à la réponse de George Orwell à l’affirmation selon laquelle on ne peut pas faire d’omelette sans casser d’œufs (vis-à-vis de l’Union soviétique). Orwell demandait : « Où est l’omelette ? »

Le mercredi, il y a un marché boulevard Edgar Quinet. J’ai pris un café crème et une croissant dans le café de la Liberté, au coin de la place. Puis, je me suis baladé le long du marché. C’est un marché assez petit, mais il est sympa. À la fin du marché, j’ai tourné à droite et j’ai entré dans le Cimetière du Montparnasse. C’est un lieu très calme.

La tombe de Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre.


J’ai lu une plaque informatique et j’ai trouvé le nom de Simone de Beauvoir. La tombe se trouve jusqu’à droite de l’entrée. C’est aussi la tombe de Jean-Paul Sartre.
Il n’est peut-être pas étonnant que ces deux-là aient une tombe si proche de l’entrée!

Les gens avaient ajouté des objets divers sur la tombe.

J’ai continué à me promener dans le cimetière, cherchant la tombe de Quinet. On doit aller entre les sépultures et les tombes. Il n’y a pas de plaques informatiques.

La tombe de Edgar Quinet

Mais, en utilisant le GPS, j’ai trouvé la tombe!

Comment parler?

Jeudi, il pleut beaucoup le matin. Je reste à la maison jusqu’à ce que cela finisse. Je lave le linge et je révise les verbes réguliers, et je me préparerai pour acheter une paire de chaussures.

Je suis à Paris pour apprendre à parler français. Il faut que je me prépare. J’ai décidé d’avoir une tâche à accomplir chaque jour. Demain, ma tâche sera d’acheter des chaussures.

Je revenis chez moi sans de nouvelles chaussures. Mais j’ai parlé un peu!

Ce soir, j’ai mangé dans un petit bistrot, H Kitchen, rue Mayet, près de chez moi. « Une cuisine française revisitée et concoctée par notre chef japonais. » C’était très bon et très calme. Parfait pour pratiquer le langage!

Arts et Métiers

Je me réveille tôt. J’entends le métro qui passe sous terre. C’est la ligne 12. Elle passe juste en dessous du niveau de la rue. Je crois que c’est une vieille ligne. Les trains ont des roues en fer et circulent sur des rails en fer. Mais il y a beaucoup de lignes de métro à Paris dont les trains ont des roues en caoutchouc, comme les bus. Je l’avais déjà remarqué dans les années 70. Je pense que c’était nouveau à l’époque.

N’importe comment, hier, j’ai visité le Musée des Arts et Métiers. Devant l’entrée, j’ai trouvé un excellent café portant le même nom que le musée. Je pris un café crème et un croissant. Soudain, je compris pourquoi le croissant portait ce nom! C’est le participe présent du verbe croître.

J’avais déjà visité ce musée auparavant, mais il mérite plusieurs visites, surtout si vous vous intéressez à la science et à la technologie. En particulier, je veux revoir le pendule de Foucault.

Le pendule de Foucault dans l’église
Saint-Martin-des-Champs

Ce pendule joue d’ailleurs un rôle important dans le livre « Le pendule de Foucault » d’Umberto Eco. Le roman commence, et se termine, dans ce musée et cette église. L’un des thèmes du roman est les théories du complot, en particulier celles des Rosicrucians.

Après la sortie du musée, j’ai dégusté une salade de tomates et buratta et une bière blanche dans le même café.

Depuis, en marchant le long de la rue Saint-Martin en direction de la Seine, j’ai passé devant une librairie ésotérique!

Les libraries, les livres et quelques autres choses …

Aujourd’hui, le temps est couvert et il pleut un peu. Je vais visiter le Musée des Arts et Métiers. Mais, il y a quelque chose à raconter sur hier.

Mon appartement est situé rue de Vaugirard. Hier, j’ai marché dans cette rue jusqu’à la Sorbonne. Après avoir traversé le boulevard Raspail, je suis passé devant une petite librairie d’occasion.

Une librarie d’occasion.

Puis j’ai trouvé une plus grande librairie religieuse à côté de l’église Saint-Sulpice. Arrivé à la place de la Sorbonne, j’ai pris un café. De l’autre côté de la place, il y a une librairie philosophique qui s’appelle la Librairie Vrin.

J’y ai trouvé à une livre sur la philosophie de Wittgenstein, que j’ai acheté. Wittgenstein est un philosophe très intéressant, mais un peu difficile à comprendre. De plus, sa vie est très particulière. Il y a une histoire drôle qui s’est passée à Cambridge après la guerre. Lors d’un séminaire organisé par Bertrand Russel, Karl Popper avait parlé, et il avait apparemment exprimé quelque chose qui avait indigné Wittgenstein. Il avait même brandi un pique-feu et avec celui-ci, il avait menacé Popper. Ensuite, il était sorti en trombe de la pièce, et puis, il était allé au cinéma pour voir un film de western! On peut lire cette histoire dans le livre:

« Wittgenstein’s Poker: The Story of a Ten-Minute Argument Between Two Great Philosophers » par David Edmonds et John Eidinow.

J’ai aussi cherché un livre de Sartre: « L’existentialisme est un humanisme », et je l’ai trouvé dans cette librairie. J’ai lu ce livre en anglais. Actuellement, en automne 2012, à Paris quand je accompagnais ma fille qui partait étudier le français à la Sorbonne. Moi-même, j’étais en route pour les États-Unis afin de visiter des collèges Art Liberales dans le nord-ouest pour onze semaines. On peut lire à ce voyage et ce projet dans le blog: libartinspmath.wordpress.com

De toute façon, j’avais lu le livre de Sartre dans un café, avenue des Gobelins, à côté de mon hôtel à l’époque. Pour me souvenir, je me suis promené dans les petites rues du 5ᵉ arrondissement, puis le long de l’avenue des Gobelins. Je suis finalement trouvé le café.

Le café où je lus Sartre.

Depuis, j’ai marché boulevard Arago, en direction de Denfert-Rochereau. C’est une rue très monotone. À mi-parcours, j’ai remarqué un bâtiment triste.

C’est une prison. Le petit panneau sur le mur explique.

Pour apprendre le français, j’ai lu quelques livres de Patrick Modiano, dont Dora Bruder, Dans le Café de la Jeunesse Perdue, et maintenant, Rue de Boutiques Obscures. Dans une nouvelle librairie d’occasion de Varberg, j’ai trouvé par hasard un livre en suédois sur l’écriture de Modiano: « Gare d’Austerlitz – En bok om Patrick Modiano », Per Arne Tjäder.

Je me rends compte maintenant que beaucoup de ses livres remontent aux années d’occupation.

Arriver à Paris

J’arrivai à Paris CDG hier après-midi. Je pris le RER B pour Denfert-Rochereau, puis changeai pour la ligne 6.
En retournant dans le centre de Paris, je me suis senti comme je chez moi. Paris me semblait très familière, les noms des stations de métro, les couloirs, les trains …
La première fois que je suis allé à Paris, c’était en 1973 lorsque je faisais un voyage avec le pass Interrail. Il y a 51 ans! Depuis, j’ai visité la ville douze fois. C’est ma ville préférée.
J’habite dans un petit appartement Airbnb près de la station de métro Falguière.
Hier soir, je suis allé au Montparnasse. C’est près de chez moi. Je longeais de la rue d’Odessa jusqu’à la station de métro Edgar Quinet. C’est une petite place avec beaucoup de restaurants et de bars. Je mangeais dans « Odessa », un très bon restaurant.
L’avantage d’aller manger seul au restaurant, c’est qu’il est possible de prendre une entrée. Personne d’autre dans le groupe ne le fait. J’ai pris une assiette d’œuf mayonnaise traditionnelle et, ensuite, des brochettes d’agneau. Pour dessert, j’ai dégusté une crème brûlée, et puis enfin un café crème.